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Quel bois de chauffage choisir pour votre poêle ?

L’automne s’installe en France, ce qui signifie que votre poêle à bois va pouvoir reprendre du service. Mais savez-vous quel bois choisir pour une combustion et un rendement plus efficace ?

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Quel bois utilisé dans votre poêle à bûches ?

Différents critères doivent être pris en compte selon un menuisier à Perpignan que nous avons interrogé, lors du choix de votre bois de chauffage.

Le premier, et non des moindres, est de s’assurer que le bois que vous allez utiliser est bien sec. C’est bien connu, plus un bois est sec et plus vite il prendra feu, et meilleur sera son rendement. A l’inverse, un bois vert dégagera beaucoup moins d’énergie et contribuera à la formation de goudron dans le conduit de votre poêle.

Si vous envisagez de stocker du bois en vue de le brûler dans votre poêle, aménagez un espace à l’abri et au sec où vous pourrez entreposer les bûches pendant deux ans, temps nécessaire pour sécher le bois. Par contre, évitez de les placer sous une bâche, car en coupant la circulation de l’air, le phénomène de condensation augmentera l’humidité du bois.

Pour vérifier en quelques gestes que le bois est sec, il suffit de regarder si la bûche est fendillée, et s’assurer qu’elle ne présente aucun champignon ni trace de moisissures. Vous pouvez aussi vérifier au bruit en entrechoquant deux bûches entre elles. Un bruit trop sourd vous indiquera qu’elles sont encore humides.

Le second critère concerne le choix du bois et de l’essence.

De manière générale, on préférera le choix des feuillus durs (frêne, chêne,  hêtre, châtaignier, noyer, charme, fruitiers, …), plus adaptés pour l’approvisionnement des appareils de chauffage domestique que les résineux et les feuillus tendres (sapin, pin, épicéa, peuplier, saule mélèze, etc.), qui ont tendance à brûler plus vite.

Pour vous aider à vous y retrouver dans cette pléthore de choix, la norme NF distingue deux groupes d’essence. Ce classement est établi selon la quantité de chaleur fournie par une essence à volume égale.

Les essences du groupe 1 

Ce premier groupe réunit les essences dites « dures » : le charme, le chêne, le hêtre, le frêne, l’orme et l’érable. Elles offrent un pouvoir calorifique particulièrement élevé en raison d’une combustion très lente.

Les essences du groupe 2 

Ce second groupe rassemble le châtaignier, le merisier, le robinier (ou faux acacia), le bouleau, ainsi que les arbres fruitiers. Offrant un pouvoir calorifique faible à moyen, ces essences se consument  assez rapidement, ce qui s’avère avantageux quand on cherche à chauffer une pièce rapidement. Attention toutefois au châtaignier qui éclate en brûlant

Vous aurez peut-être remarqué l’absence des bois résineux dans ce classement NF. Aucune réglementation n’interdit la consommation de ces essences, mais il faut savoir qu’elles sont rarement vendues en raison des gaz qui émanent lors de la combustion et qui conduisent à la formation de dépôts dans le conduit de cheminée.  Peu recommandée pour les poêles à buches, la combustion du bois de résineux implique de s’assurer qu’il est bien sec et contient peu ou pas de résine pour réduire l’encrassement et vous éviter de trop nombreux entretiens dans l’année. 

 

 

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